| Pendant près
de huit siècles, Carthage va disputer la Méditerranée
aux Grecs puis aux Romains attirés eux aussi par les mines
d'Espagne, les greniers de Sardaigne, la Sicile et les relais maritimes
indispensables à l'hégémonie (Suprématie)
commerciale.
Pendant qu'elle combat les grecs, Carthage s'allie avec Rome, comme
en témoigne les rapports d'échange signés dans
le temps. Les intérêts des deux États semblent
convergents mais une fois les Grecs évincés de la
Méditerranée occidentale au milieu du IIIè
siècle, les impérialismes romains et puniques se retrouvent
face à face.
Les Romains constatent que les carthaginois avaient une vaste étendue
: non seulement ils dominaient les rivages de l'Afrique mais en
plus une bonne partie de l'Espagne. En outre ; ils étaient
les maîtres de toutes les îles de la mer Tyrrhénienne
et songeaient avec inquiétude que, si la Sicile tombait également
entre leurs mains, ils auraient alors des voisins excessivement
encombrants et dangereux, par lesquels ils se trouveraient encerclés
et qui pourraient menacer toutes les parties de l'Italie.
Ainsi se déclare la première guerre punique suivie
d'une deuxième et d'une troisième au bout de laquelle
la cité d'Elissa fut définitivement rasée en
146.
Hannibal fut celui qui a déclenché la deuxième
guerre punique en 218. Il traverse alors l'Èbre, franchit
les Alpes avec des éléphants et pénètre
en Italie où il écrase plusieurs armées romaines.
Il est ainsi entré dans l'histoire grâce à la
victoire du Lac Trasimène en 217 et de Cannes en 216.
De retour à Carthage, Hannibal entreprend le redressement
économique, notamment avec l'exploitation des ressources
agricoles, en dépit des agressions de son vieil ennemi numide,
Masinissa. Mais l'hostilité de l'aristocratie le conduit
à l'exil en 195, et au suicide en 183.
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